Le Relative Strength Index, tout comme le stochastique, est un oscillateur. Surement encore un des indicateurs les plus utilisé actuellement, il fut créé en 1978 par J. Welles Wilder.

Cet oscillateur borné entre 0 et 100, permet de mesurer la dynamique du marché en comparant les hausses et les baisses incluses dans la période de calcul. Cependant, son interprétation générale ne diverge pas vraiment de celle que l’on aura sur la majeure partie des oscillateurs. Autrement dit, on retrouve les mêmes notions de sur achat et de survente (comme vu précédemment sur le stochastique).

En premier lieu nous allons étudier quelque peu la méthode de calcul puis ensuite nous verrons les applications concrètes du RSI dans le trading.

Sans plus attendre, voici la formule du RSI

 

Ici, H représente la moyenne des hausses sur la période et B la moyenne des baisses sur la période.
Comme vous le voyez la formule est relativement simple, contrairement aux croyances des néophytes, les indicateurs sont généralement assez simplement calculés 😉

On remarque très rapidement pourquoi cet indicateur est borné par 0 et 100. D’une part, le second membre sera nécessairement inférieur à 100 (car H et B sont positifs), le RSI sera donc forcément positif. D’autre part, ce second membre toujours supérieur à 0 empêchera le RSI de dépasser 100.

Voilà c’est fini pour le petit aparté théorique 😉

Le choix de la période du RSI reste très subjectif, cependant la période 14 est celle qui est préconisée par J. Welles Wilder dans son livre. Néanmoins les périodes 9 et 5 sont aussi considérées comme intéressantes par le même auteur.

Voyons avec un petit aperçu comment se présente cet indicateur.

Comme toujours avec les oscillateurs, on remarque aisément deux zones particulières clairement mises en évidence. C’est le sur achat (au-dessus de 70) et la survente (en dessous de 30), une fois encore répétons-le, lorsque le RSI rentre en zone de survente il est préférable d’ouvrir des positions acheteuses et inversement en zone de sur achat.
Ceci n’est pas généralisable à toutes les conditions de marché, on utilisera cette technique dans un marché en range ou bien uniquement dans le sens de la tendance (on peut réduire la période pour avoir une plus grande abondance de signaux).

Regardons un petit exemple pour clarifier tout.

Marché en range

Dans ce cas, nous identifions assez clairement un mouvement de fond en tendance haussière ponctué de corrections baissières. Il est donc souhaitable d’éviter les positions vendeuses.

Le but dans ce genre de figure, c’est de trouver les points où les cours ont de bonnes chances de repartir à la hausse. Ces points sont les points d’entrées du RSI en zone de survente.

Ici notre RSI est calculé sur une base de 9 périodes. Dans ce type de stratégie il est préférable de baisser la période du RSI vers 9 voire 5 en fonction de la force de la tendance. Ceci afin de faire apparaître des entrées en zone de survente évidentes (ou de sur achat dans une tendance baissière).

Nous avons vu comment se servir des zones d’excès à bon escient, maintenant intéressons-nous au RSI comme indicateur de tendance. Pour cela, une information importante: Sa position relative à 50.

Marché en tendance

Voyons simplement cela à travers deux exemples illustrant les configurations possibles.

Cas haussier :


Nous pouvons définir un mouvement haussier dès lors qu’il évolue au-delà de 50.

Le RSI étant assez rapide (et parfois quelque peu chaotique), on conseille pour ce genre de méthode de garder une période 14

 

Après la cassure de la zone des 50 par le RSI, les cours ont cassé un plus haut en vue de subir de lourdes pressions haussières et par ailleurs amener le RSI par-delà les 70.

Cas baissier :

 

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